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samedi 24 août 2019

EU global support to health in developing countries. On top of the overall €1.3 billion contributions made to global initiatives such as the Global Fund, ...

Epidemiology Unit, Ministry of <b>Health</b>: Dengue Update, 23 August 2019

samedi 24 août 2019

Dengue update. For the year 2018, 51659 and in the month of March, 2019, 40649 suspected dengue cases were reported to the Epidemiology Unit ...

Source: mediCMS.be

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Articles médicaux

Vitamine D : hormone protectrice ? - Abstract

juil. 15 2010

La vitamine D possède une double origine : elle est synthétisée, par l'organisme, au niveau de la peau sous l'action des rayons solaires ou ultraviolets B et apportée par l'alimentation (huile de foie de morue, beurre, lait, poissons gras, jaune d’œuf…).
La vitamine D, considérée aujourd’hui comme une véritable hormone, maintient l’homéostasie phosphocalcique. Sa biosynthèse et sa dégradation, sont assurées par des enzymes de type cytochromes P450. La régulation de ces enzymes fait intervenir des hormones qui répondent à des variations de métabolisme calcique et des facteurs, appelés récepteurs nucléaires, qui modulent leur expression génique.

Certaines affections comme le rachitisme, l’ostéomalacie ou l’ostéoporose liées aussi à une hypovitaminose D illustrent le rôle déterminant de cette vitamine dans la minéralisation osseuse et l’absorption du calcium. La découverte récente de son rôle physiologique dans la neuro-protection, l’immunité, la différenciation et la prolifération cellulaires explique l’intérêt grandissant pour cette hormone. Or la plupart des populations d’Europe de l’Ouest et du Nord montrent une carence en vitamine D. En raison du cancer cutané certains médecins préconisent une exposition solaire nulle qui risque d’accentuer encore plus les carences dans nos populations.

La vitamine D serait un outil de prévention contre les maladies cardiovasculaires, le diabète et le syndrome métabolique. Des taux sanguins élevés en vitamine D pourraient faire chuter le risque de troubles cardio-métaboliques, comme l’hypertension artérielle, le syndrome métabolique, l’insulino-résistance, l’hyperglycémie, l’hypertriglycéridémie, et le diabète. Certaines recherches des dernières années indiquent que les troubles cardio-métaboliques sont associés à un phénomène inflammatoire et la vitamine D a des propriétés anti-inflammatoires qui pourraient aussi expliquer des effet préventifs dans la sclérose en plaque.

La Vitamine D pourrait aussi intervenir dans la prévention de certains cancers : sein, prostate et rectum. Lors de la 97e conférence annuelle de l’American Association for Cancer Research deux groupes de scientifiques ont rapporté un effet protecteur de la vitamine D contre le cancer du sein.

La notion de fenêtre thérapeutique semble aussi jouer pour la Vitamine D comme pour d’autres hormones. Certaines études ont montré une réduction significative du nombre de cancers du sein chez les populations ayant eu de nombreuses activités en plein air étant jeune ou ayant consommé de l’huile de foie de morue ou du lait en quantité importante pendant le développement pubertaire des seins.

Ces travaux ne démontrent pas qu’une carence en vitamine D est la cause de ces maladies, mais un apport adéquat et constant en cette vitamine pourrait avoir un effet préventif.