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Apple poursuit ses avancées dans la santé connectée

lundi 19 août 2019

En mai 2019, par exemple, l'entreprise de Tim Cook a racheté Tueo Health, une start-up développant une technologie et une application sur ...

Système de visualisation avancé (3D / 4D) du marché 2019-25 Carestream <b>Health</b>, Inc. (États-Unis ...

lundi 19 août 2019

Système de visualisation avancé (3D / 4D) du marché 2019-25 Carestream Health, Inc. (États-Unis), Fujifilm Holding America Corporation (États-Unis).

Enquête de marché sur les ingrédients de la santé mondiale 2019 – Prévisions des principaux ...

lundi 19 août 2019

Enquête sur l'achat ou la personnalisation d'un rapport: https://marketsresearch.biz/report/global-health-ingredients-market-351554#inquiry-for- ...

Marché Mondial 2019 Intégration des soins de santé – Accenture, Cognizant, Corepoint <b>Health</b> ...

lundi 19 août 2019

Notre société fournit une analyse détaillée du marché et des orientations futures du Marché de l'intégration des soins de santé. Il se focalise sur des ...

Marché Mondial 2019 Santé IT (HIT) – Accenture, Athenahealth, Cerner, Fujitsu, GE <b>Healthcare</b>

lundi 19 août 2019

Notre société fournit une analyse détaillée du marché et des orientations futures du Healthcare IT (HIT) marché. Il se focalise sur des données ...

Source: mediCMS.be

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Articles médicaux

Bien vieillir : tout un art, mais aussi une science

avr. 21 2009

Pour le Dr Ginter, une remarque s’impose d’emblée : dans le domaine du vieillissement aussi, la prévention doit prendre la première place dans nos préoccupations. Et ce dans un contexte de vieillissement rapide et spectaculaire de la population. "Qu’il nous suffise de penser qu’il y a aujourd’hui plus de 30.000 centenaires en vie au Japon, pour saisir d’emblée l’importance du phénomène."

 

Il faut en réalité se poser assez tôt dans la vie des questions sur la façon dont on souhaite vieillir. La prévention cardiovasculaire est évidemment un élément essentiel, puisqu’à 50 ans on a aujourd’hui 55 % de risque de mourir un jour d’une maladie cardiovasculaire. "On connaît aujourd’hui très bien les facteurs de risque en la matière et on peut les détecter assez facilement, comme le tabagisme, le périmètre abdominal, la sédentarité, une alimentation inadéquate, le diabète de type 2, le stress psychosocial… En réduisant ces facteurs de risque, on peut diminuer le risque de décès d’une maladie cardiovasculaire de 80 %."

Pour ce qui est des cancers, autre cause importante de décès, les situations sont variables : "Dans certains cas, comme le cancer du sein, du côlon ou de la prostate, on a des possibilités de dépistage précoce, tandis que pour d’autres cancers on n’a pas actuellement de telles possibilités."

L’incidence de beaucoup de types de cancers est affectée positivement par un mode de vie sain. Un autre problème important dans le cadre du vieillissement est celui de l’ostéoporose, qui entraîne un risque relativement important de mortalité à travers ses complications, comparable aux 4% de risque liés au cancer du sein.

Les quatre piliers du Well-Aging

Pour le Dr Ginter, le Well-Aging repose sur quatre piliers : l’alimentation, l’activité physique, l’équilibre hormonal et le psychisme. La substitution hormonale en est donc un élément essentiel, et ce serait dommage de la réserver au seul traitement des bouffées de chaleur. Le traitement hormonal de substitution (THS) par des hormo-nes stéroïdiennes chez la femme a été assez contesté durant les dernières années, mais il reste capital dans le contexte du Well-Aging. "Il est difficile de compenser par les seules adaptations du mode de vie les atteintes normales de l’âge, et ce contrairement à ce que croient pas mal de gens. Le capital osseux, par exemple, en est un bon exemple : si l’on compare des femmes recevant un THS à des femmes ayant un mode de vie sain mais sans THS, on voit que les premières ont un capital osseux meilleur."

D’ailleurs, souligne encore Serge Ginter, "il faut voir les quatre piliers précités comme un véritable ensemble, dont on ne peut supprimer un des éléments si l’on veut donner aux patient(e)s les meilleures chances de bien vieillir."

En ce qui concerne le traitement hormonal de substitution, on a aujourd’hui atteint un consensus, aussi bien au niveau de l’IMS (International Menopause Society) que de l’EMAS (European Menopause and Andropause Society), selon lequel dans la tranche d’âge de 50 à 65 ans (windows of opportunity), la balance bénéfices/risques du THS penche en faveur des avantages de ce traitement. Celui-ci permet notamment une prévention primaire sur le plan cardiovasculaire. Si l’on considère les risques sur ce plan précis, il faut distinguer trois types de risques liés au traitement hormonal. Celui de thrombose veineuse peut être réduit en privilégiant la voie cutanée chez les personnes à risque (étude Esther). Le risque d’accident vasculaire cérébral est malheureusement légèrement augmenté dans tous les groupes, mais est probablement davantage lié à l’hypertension artérielle qu’au traitement hormonal même. Mais c’est surtout le risque coronarien ou celui de l’athérosclérose que l’on peut bien réduire en commençant un traitement hormonal tôt dans la ménopause avant l’apparition de lésions au niveau des vaisseaux. "Ces femmes-là profitent un maximum du THS et comme c’est notre premier risque, il faut profiter de cette opportunité."

La Nurse Health Study nous a montré après 20 ans de suivi que les femmes sous substitution oestrogénique ont une réduction de 40 % du taux de maladie coronarienne et de mortalité cardiovasculaire, avec réduction de la mortalité globale. L'étude du sous-groupe WHI des femmes entre 50 et 65 ans montre le même effet bénéfique au niveau du risque coronarien. C’est le début du traitement qui se caractérise par une augmentation passagère des événements thrombo-emboliques et cardiovasculaires. Aussi bien l'étude HERS que l'étude WHI ont pu montrer ceci durant la première année de traitement. Cette augmentation passagère de risque ne semble pas affecter les résultats à long terme. Toutes ces études souffrent du fait que la substitution a commencé des années après le début de la ménopause et cette augmentation passagère du risque semble être plutôt une réponse à la longue privation oestrogénique initiale. La solution pourrait être une substitution dès le début de la ménopause. Des faibles doses d’oestrogènes semblent être suffisantes aussi bien pour les vaisseaux que pour le tissu osseux. D'autres études prospectives randomisées comme Well Hart et EPAT vont dans le même sens et on attend avec beaucoup d'impatience les résultats des études Elite et Keeps en 2010. Pour ce qui est du cancer du sein, il faut souligner que les risques du traitement hormonal mis en évidence par des études sur le sujet tournent autour d’un risque relatif de 1,3 ou 1,4, c’est-à-dire un faible risque (on peut dire, pour situer ces chiffres, que pour le lien entre tabagisme et cancer du poumon, on a un risque relatif situé entre 15 et 20). "Il faut aussi tenir compte du fait que l’origine du cancer du sein hormonodépendant est multifactorielle. On peut dire, par exemple, qu’une femme mince, s’alimentant bien et faisant du sport a moins de risque de cancer du sein si elle prend un THS qu’une femme en surcharge pondérale, sédentaire et s’alimentant mal qui ne prend pas d’hormones stéroïdiennes."

Il est important, conclut sur ce point Serge Ginter, de bien pondérer les risques en question et de prendre en considération l’atteinte à la qualité de vie que peuvent représenter des troubles comme les bouffées de chaleur, la sécheresse vaginale ou l’ostéoporose. Le THS est actuellement le seul traitement qui a fait ses preuves dans la prévention primaire de l’ostéoporose. Pour ce qui est du vieillissement de la peau, l’oestrogénothérapie est encore toujours le seul traitement systémique qui augmente indiscutablement la quantité de collagène dermique et l’épaisseur cutanée. Le choix du progestatif est évidemment capital dans ce contexte. L’étude française E3N a montré que la progestérone naturelle est pratiquement neutre du point de vue du risque du cancer du sein. Le risque est augmenté si l’on utilise des progestatifs synthétiques, ce facteur étant plus impliqué d’ailleurs que l’utilisation des oestrogènes. "Les SERM (Modulateurs Sélectifs des Récepteurs aux Estrogènes) ont également tout à fait leur placedans le traitement pour des indications spéciales. On sait, par exemple, que la tibolone est un bon traitement chez les femmes en état d’hypo-androgénie et que le raloxifène agit non seulement dans la prévention de l’ostéoporose mais réduit aussi le risque de cancer du sein, ce qui lui a valu l’autorisation de prescription aux USA pour la protection des femmes à risque de cancer du sein."

La DHEA, un sujet qui n’est pas clos

L’utilisation de la DHEA reste depuis des années un sujet très discuté et "qui n’est pas clos". C’est l’éminent Pr Etienne-Emile Beaulieu qui a réellement lancé cette discussion il y a plus de dix ans. Au vu de tous les éléments, "je pense que la DHEA joue un rôle dans le vieillissement. Si l’on dose la DHEA chez les personnes qui vieillissent ‘bien’, on voit souvent des niveaux relativement élevés de DHEA. Ce que je trouve intéressant au THS à la DHEA c'est son effet feedback négatif au niveau des surrénales avec baisse de la cortisolémie, l’hormone du stress qui n'a pas la réputation d’être une hormone Well-Aging."

Le Dr Ginter fait remarquer que les études portant sur le vieillissement s’étendent sur des décennies et que l’on ne disposera pas encore d’emblée de leurs résultats, mais que l’on a déjà certains éléments encourageants à cet égard. Il se montre déçu du fait que ce produit "qui est tout de même une hormone endogène utilisée depuis des années et dont on n’a à ce jour jamais pu démontrer des effets néfastes à des taux physiologiques", ne soit pas disponible au Luxembourg.

Le rôle de la vitamine D, un des acquis majeurs de ces dernières années

Pour ce qui est de la vitamine D, cette vitamine qui n’en est pas une au sens propre parce qu’elle est peut-être synthétisée par le corps humain sous l’influence des UVB, on connait depuis longtemps ses effets bénéfiques sur l’os et notamment son rôle essentiel dans la prévention de l’ostéoporose, ainsi que dans son traitement, où elle constitue un élément incontournable, mais "elle a probablement des effets bénéfiques qui vont au-delà du système osseux. On sait, par exemple, qu’il y a plus de cancers de la prostate au nord qu’au sud de la France. On croyait que c’était dû à l’alimentation différente, mais on pense maintenant que c’est plus dû aux différences en matière de vitamine D, souvent déficiente dans les pays du nord. Elle joue probablement un rôle protecteur face aux maladies cardiovasculaires également. Ceci est à suivre à l’avenir." Or les taux mesurés à nos latitudes sont trop bas chez la plupart des gens pendant les mois d'hiver.

Pour les isoflavones, on assiste également à une multiplication des publications depuis quelques années. Certains chercheurs estiment qu’en ajoutant des isoflavones au traitement hormonal de substitution, on infléchit le métabolisme des oestrogènes dans un sens plus favorable. Les isoflavones ne permettent par contre sans doute pas de remplacer l’hormonothérapie de substitution classique.

Il reste évidemment, souligne S. Ginter, des questions ouvertes, comme le lien entre bouffées vasomotrices et pathologies cardiovasculaires, certaines études suggérant un risque cardiovasculaire accru chez les femmes ayant des bouffées vasomotrices fréquentes. Autre question ouverte, un traitement séquentiel est-il plus favorable qu’un traitement continu pour ce qui est du risque du cancer du sein ? Quelle est l’influence des isoflavones pendant la puberté sur le tissu mammaire en croissance ?

Et l'homme ?

Pour l'homme dont l'espérance de vie reste inferieure à celle de la femme, le problème majeur semble être celui de la proactivité ou de sa sensibilité préventive. Il n y a pas qu’un facteur génétique qui explique que l’homme soit le sexe faible, mais aussi son attitude médicale et sa prise de risque. Je vois dans la discussion actuelle concernant le THS par testostérone des parallèles avec ce que l’on a déjà vu chez la femme. THS et risque de cancer de sein chez elle, testostérone et cancer de la prostate chez lui. Est-ce que les hommes dont les taux de testostérone sont inférieurs à la normale présentent un risque accru pour un cancer de la prostate ? Reste à savoir si la baisse de la testostérone libre circulante favorise le syndrome métabolique ou si ce serait plutôt le syndrome métabolique qui induit une baisse des androgènes. C’est un cercle autoentretenu comme le syndrome polykystique chez la femme. Quant aux isoflavones, la DHEA et les quatre piliers fondamentaux je ne vois pas de différence majeure.

Auteur : Dr Maurice Einhorn