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samedi 24 août 2019

EU global support to health in developing countries. On top of the overall €1.3 billion contributions made to global initiatives such as the Global Fund, ...

Epidemiology Unit, Ministry of <b>Health</b>: Dengue Update, 23 August 2019

samedi 24 août 2019

Dengue update. For the year 2018, 51659 and in the month of March, 2019, 40649 suspected dengue cases were reported to the Epidemiology Unit ...

Source: mediCMS.be

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Articles médicaux

La ménopause et l’andropause en 2008: état des lieux

oct. 17 2008

La Société Luxembourgeoise d’Andropause et de Ménopause (SLAM) existe depuis huit ans. L’heure pour la Semaine Médicale d’un premier bilan avec son président, Serge Ginter.

L’idée, en juin 2000, était de créer au Luxembourg une société multidisciplinaire s’occupant essentiellement des questions autour de l’andropause, de la ménopause et de l’anti-ageing. «Nous avons dans notre société des médecins généralistes et des médecins spécialistes venant de tous les domaines en plus des gynécologues et des urologues, y compris même des dentistes, l’idée étant que pour bien appréhender les phénomènes de la ménopause et de l’andropause, il convient d’avoir une approche multidisciplinaires», précise d’emblée le Dr Serge Ginter, le président de la SLAM.

Le premier objectif que la SLAM s’est posé à l’origine était d’informer les médecins à propos des sujets touchant la ménopause, l’andropause et le vieillissement, mais la société a ensuite élargi sa cible, en menant également, durant les années suivantes, des actions en direction du grand public. «Nous avons également participé à des réunions d’autres sociétés luxembourgeoises, où l’on a demandé de prendre la parole sur ces sujets.» La SLAM va, par exemple, participer en concertation avec le ministère de la Santé et les rhumatologues, à la Journée mondiale de l’ostéoporose, qui aura lieu en octobre.

Quelle est la position des médecins dans leur ensemble face à ces sujets? Sont-ils suffisamment conscientisés ou estiment-ils que cela fait simplement partie du vieillissement normal?

«Lorsque nous avons commencé, il y a huit ans, la prise de conscience existait à propos de la ménopause, dont les gynécologues s’occupent activement depuis une quarantaine d‘années, mais c’était beaucoup moins évidemment pour ce qui est de l’andropause, dont l’abord semblait avant tout chirurgical. Mais cela a pas mal changé depuis lors, chez nous comme dans d’autres pays.»

Le Dr Ginter précise que le terme d’andropause, imposé sur le modèle de la ménopause, n’est pas tout à fait idéal, car ne rendant pas vraiment compte de la complexité du processus, «mais nous avons tout de même choisi de le garder, pour des raisons de simplicité». Par contre, du côté grand public, un sérieux travail d’information reste à faire au sujet de l’andropause, d’autant plus que «les hommes en général ont une attitude moins préventive par rapport à leur santé que les femmes».

C’est pourquoi la SLAM, avec d’autres, tente de sensibiliser davantage les hommes à la médecine préventive. «Les médecins aujourd’hui parlent plus avec les hommes d’âge moyen de leur bien-être, de leurs troubles sexuels éventuels, même si ces sujets sont plus difficiles à aborder avec eux qu’avec les femmes. Du côté des femmes, les dernières années ont été très turbulentes, car on a un peu tout remis en question. On a, fort heureusement, aussi davantage mis l’accent sur des traitements qui ne soient plus indifférenciés, mais respectent le profil de risques de la patiente individuelle.»

Les études américaines du début de cette décennie ont eu un grand impact au niveau du public et on a notamment vu diminuer les traitements hormonaux chez les femmes, mais aujourd’hui il y une reprise en la matière, notamment, chez les patientes elles-mêmes, pour des raisons de qualité de vie. Par ailleurs, «si on utilise ces données à bon escient, on voit, au-delà des indications officielles de l’HRT (c’est-à-dire traitement des troubles climatériques et prévention de l’ostéoporose chez la femme en ménopause), que ce traitement peut avoir des effets cardiovasculaires bénéfiques chez les femmes plus jeunes, à condition d’exclure les femmes ayant un profil de risque un peu particulier.»

Il faut évidemment tenir compte du fait que le cancer du sein préoccupe fortement les femmes. «On rappellera que chaque année d’exposition oestrogénique (ce qui est aussi le cas des femmes à puberté précoce et ménopause tardive) augmente légèrement le risque de cancer du sein, mais que pour ce qui est des progestatifs, ce sont surtout les molécules synthétiques qui ont un impact négatif à ce niveau. Si on fait les bons choix on a, au niveau du sein, un risque raisonnable.» Un risque qu’il faut pondérer en tenant compte des avantages cardiovasculaires, osseux et au niveau du cancer du côlon, souligne le Dr Ginter.