Pourquoi et comment promouvoir l’activité physique à la ménopause? Symposium Well Aging oct. 14 2007 Abstract Prof. L. Baeyens, Gynécologue-Médecin du sport - CHU Brugmann B-1020 Bruxelles Depuis la publication dans le JAMA en 2002 de l’étude « WHI », on a noté une diminution drastique de la vente de traitement hormonal de substitution (THS) à la ménopause. Entretemps, beaucoup a été remis en question, mais on conseille depuis lors de ne donner les traitements de THS qu’en petites doses et pas trop longtemps. On évite en outre de donner des oestroprogestatifs aux femmes à risque important de cancer du sein et évidemment aux femmes qui ont déjà présenté un cancer mammaire. Ainsi beaucoup de femmes en péri- et post-ménopause se tournent vers des traitements alternatifs, dont les risques sont parfois peu ou pas étudiés et les effets bénéfiques pas toujours prouvés. Une activité physique régulière peut avantageusement remplacer un THS, un peu de la façon des SERM’s (Selective Estrogen Receptor Modulator). En effet, plusieurs études, dont certaines randomisées, montrent un effet bénéfique sur l’ostéoporose et même sur le risque fracturaire. L’activité corporelle régulière est également reconnue pour diminuer le risque cardio-vasculaire. Elle influence aussi bénéfiquement le bien-être et la dépression. Pour les sensations de bouffées de chaleur et des transpirations nocturnes, les oestrogènes restent plus efficaces, mais on constate néanmoins une diminution de ces symptômes avec une activité sportive régulière, à condition de ne pas faire de sport d’endurance trop tard le soir. Contrairement aux oestrogènes, l’activité physique soutenue a un effet bénéfique sur la tension artérielle. Et l’argument principal pour préférer l’exercise physique aux oestrogènes est son impact sur le risque de plusieurs cancers, surtout du cancer mammaire. Les différentes études de cohorte et cas-témoins montrent en général une diminution du risque mammaire de 20 à 80 %, comparable donc avec certaines SERM’s (Tamoxifène, Raloxifène). En plus, chez des patientes atteintes d’un cancer du sein, le pronostic est amélioré par une activité corporelle journalière soutenue et la stabilisation du poids.